L’Apiculteur de Maxence Fermine

 

L'Apiculteur

 

 

« Je recherche l’or du temps », écrivit le poète André Breton.

Cette maxime aurait pu être celle d’Aurélien, héros de ce roman d’aventures initiatique.

Depuis qu’une abeille a déposé sur sa ligne de vie une fine trace de pollen doré, ce jeune Provençal de la fin du XIXème siècle ne rêve plus que de l’or -un or symbolique, poétique, qui représente bien plus que le métal précieux.

Son rêve le décidera à se détourner des champs de lavande familiaux pour installer des ruches et fabriquer le miel le plus suave. Puis, après l’anéantissement de son travail par un violent orage, à partir pour l’Abyssinie, où l’attend une femme à la peau d’or, qu’il a vue en rêve…

 

Extrait :

 

Un matin de janvier, Aurélien trouva une abeille morte dans la neige.  Elle était vêtue d’or et de noir, véritable bijou de feu dans un océan de blancheur. Il la prit délicatement entre le pouce et l’index et la posa sur sa paume.

Au contact de sa peau, l’abeille gelée se brisa comme du verre.

Quand il ouvrit la main et la tourna vers le sol, il vit avec tristesse un peu de poudre d’or scintiller dans les airs et disparaître sur la neige.

 

Extrait 2 :

 

Cette femme possédait le pouvoir d’inoculer le venin de l’amour rien qu’en vous regardant.

Dans le feu de son regard, on décelait un poison violent pour le coeur.

Les yeux de la jeune femme avaient réveillé en lui une ancienne douleur, lancinante, comme une piquûre d’abeille. Un douleur d’amour dont le dard ne peut s’extraire.

 

Extrait 3 :

 

Cette nuit-là, tout en marchant dans le désert, Aurélien, eut l’intuition de cette chose qui ne vient qu’au moment de mourir : la vie ne tient qu’à la solidité d’un fil. Un fil d’or tissé par les jours où l’on comprend que le besoin d’étancher sa soif sera toujours plus fort que le plaisir de boire. Que le besoin de rester en vie sera toujours plus beau que le plaisir de vivre.

Et il eut envie, de toutes ses forces, de rester rattaché à ce fil.

 

Mon avis :

 

« Pour Aurélien, la vie était une curieuse abeille d’or qui brille au loin, s’envole, se grise de parfum en parfum, se cogne aux vitraux du soleil et cherche, dans l’immensité du ciel, le nectar de sa propre fleur ».

Aurélien n’a qu’une envie devenir « chercheur d’or » pour lui cela signifie  apiculteur. Depuis le jour où enfant une abeille chargée de pollen était venue se poser sur sa main et avait laissé une poudre d’or qui coupait sa ligne de vie, il a rêvé de miel.

Son rêve va l’emmener en Abyssinie, où il va rencontrer la reine des abeilles…

Il rentrera en Provence, avec son souvenir, et va continuer son rêve. A la suite de sa rencontre avec un ingénieur de génie, il va bâtir Apipolis, la cité des abeilles, composer un Opéra de l’Or jusqu’à la note d’or…

Un livre pour rêver…

Maxence Fermine nous entraîne dans le rêve avec délice, l’écriture est sensuelle, l’aventure d’Aurélien m’a laissé un goût de miel et une douce odeur de lavande une fois le livre refermé.

 

 

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